Mardi 26 décembre 2006

Elle me parlait du diable et de drôles d’anges

Marchant le soir tels des animaux étranges

Dans les rues de son coeur, les rues de son âme,

Recherchant des souvenirs sur son macadam.

 

Elle me parlait de ses amours et des hommes

Marchant le jour comme de trop bonnes pommes

Dans les rues de son coeur, les rues de son âme,

Recherchant sa belle fleur sur son macadam.

 

Elle me parlait de sa famille et de son clan

Marchant le jour mais le soir tombé titubant

Dans les rues de son coeur, les rues de son âme,

Recherchant son réconfort sur son macadam.

 

Elle me parlait du temps qui passe et qui reste,

Marchant le jour mais qui le soir la déleste

Dans les rues de son coeur, les rues de son âme,

Cherchant ce qui l’attire sous son macadam.

 

Aujourd’hui, elle ne parle plus même avec moi.

Les jours manquent de vie comme des années sans mois,

Dans les rues de son coeur, les rues de son âme,

Cherchant à se reposer sous son macadam.

par tomtom publié dans : ecriturepoetique
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Mardi 26 décembre 2006

Que se cache-t-il derrière ses yeux

A cette brune à l’écharpe bleue ?

Elle élance dans l’air un long soupir

Je vois une larme qui s’étire

 

Que se cache-t-il derrière ses yeux ?

Le goût fragile et amer d’un adieu ?

Elle élance ses deux mains fragiles

Je vois ce chagrin qui rend fébrile

 

Que se cache-t-il derrière ses yeux ?

Un amour devenu déjà trop vieux ?

Elle a lancé son coeur à un salaud ?

Je vois sa tristesse qui broie sa peau

 

Que se cache-t-il derrière ses yeux ?

La souffrance de ne plus être deux ?

Elle élance son regard vers le bar

Je vois sa douleur qu’elle ne veut plus voir

 

Que dessinera demain dans ses yeux

A cette brune à l’écharpe bleue ?

Sa larme je voudrais lui retirer

Sa tristesse je voudrais la broyer

 

Que dessinera demain dans ses yeux ?

Un nouvel amour, un peu de ciel bleu ?

Elle élance ses espoirs vers la rue

Je vois sa tristesse presque repue

 

Que dessinera demain dans ses yeux ?

L’envie fragile d’être à nouveaux deux ?

Sa larme je voudrais lui retirer

Sa tristesse je voudrais la broyer

par tomtom publié dans : ecriturepoetique
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Mardi 26 décembre 2006

Si je m’écoutais plus fort, je t’emmènerais,

Au coeur de ta chaumière, je t’enlèverais.

Dans ce grand champ de blé, je pourrais te violer,

Toi vierge effarouchée, à la fleur d’oranger.

 

Ni robe blanche, ni marche vers l’autel sacré.

Mes deux yeux enivrés sous ta frange nacrée,

Je poserais mes mains sur nos plaies de chagrin

Pour aller voir ailleurs et encore plus loin.

 

Bâtir dans cette prairie l’écrin de nos incendies.

Finies nos insomnies, nos sueurs et infamies.

Rivés à cet horizon sans place pour les cons,

Ensemble dans notre lit de plumes et de flocons.

 

Le matin pour réveiller, nos nuits enflammées

Je secouerais enfin, mes cheveux emmêlés

Pour, de là haut, faire tomber mes rêves achevés,

Délicatement, sur notre seul oreiller.

 

Laisse moi rêver, cette prairie, ces nouveaux amis,

Des bêtes, des arbres pour cacher nos autres angoisses.

Laisse moi sur ce lit, dessiner mes rêves d’infini,

Avant qu’au fil du temps, la vie ne les embrase.

 

Dans un air trop connu, la fleur d’oranger s’est envolée.

A la fin de rêves usés, nous ne pourrons pas convoler.

Cet oreiller écrasé sur tes cheveux emmêlés,

Ta vie j’ai achevée, jamais notre amour ne sera violé.

par tomtom publié dans : ecriturepoetique
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Mardi 26 décembre 2006

Le regard perdu au milieu de ces autres,

Une rêverie frottée à la réalité,

Une envie qui dans notre réel se vautre,

Sans aucun espoir de pouvoir s’en échapper.

 

Etre un oiseau qui là-haut vole à l’envers,

Pour de la terre ne pas voir la misère.

Les yeux bandés comme un pirate, un corsaire,

Entailler les hautes mers à coup de cutter.

 

Sûrement l’arrivée ressemble à aujourd’hui

Mais ce qui me sépare du départ m’éblouit,

Me laisse espérer quelques instants de douceurs,

Peut-être quelques instants volés d’apesanteur.

 

Je regretterai sûrement pas d’où je viens

Mais je sais qu’où je vais ne sera pas plus mien.

Il me reste à bien savourer le chemin,

Ce lien qui relie hier à d’autres demains.

 

Je sais que tout seul sur la route j’aurais peur,

Sans guide, sans compagnon, même sans lueur.

J’ai crié si fort pour pas être abandonné,

Que j’en suis condamné à sans cesse marcher.

 

Je croiserai peut-être une pauvre femme

Parsemant, elle aussi, sur son pèlerinage

Ses anciennes gloires en dernier apanage

Et voudrait voir dans nos déboires une flamme…

 

J’ai beau en rêvasser au bord de cette rivière

Je ne pourrais jamais briser de hautes mers

Juste avec un cutter, ni voler à l’envers,

Ni m’exiler sans me vautrer dans la misère.

par tomtom publié dans : ecriturepoetique
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Mardi 26 décembre 2006

Dans mes mains, ces pauvres amours glissent

Entre mes doigts devenus trop lisses

 

La lenteur de mains qui se séparent

De l’amour passé qu’un peu on répare

Je regarde derrière pour me rassurer

Regarde devant pour encore espérer

 

Mon regard est pourtant resté derrière

Sans oublier de garder que l’amer

La lune fait pas vraiment de quartier

Quand une fois seul on ne sait pas errer

 

Dernier arrêt, sans doute le terminus

Descendre et prendre un autre bus

Quand on se sait pas vraiment exister

Seul le mouvement peut nous animer

 

La route, un passage, un chemin

A nouveau, des premiers pas de gamin

La saloperie a de la mémoire

J’espère au moins qu’elle sait dire au revoir

 

Blotti dans les bras d’une autre femme

Pour surtout pas relâcher mon âme

Mes souvenirs seront états d’âmes

Peut-être s’éteindront-ils comme une flamme

par tomtom publié dans : ecriturepoetique
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